Une histoire à dormir…

Sur le bord d’un lac gelé, quelque part au fin fond de…nulle part, nous sommes assis sur la neige et regardons un train passer sur le pont. Soudain, le pont s’effondre, et le train est engloutit. Fast forward. Les secours veulent que je plonge dans l’eau noire et que j’aille chercher les passagers. Ils me donnent une pelote de petits crochets de boucher, dont les pointes ne cessent de me blesser mais que je dois tenir dans ma main. On me prévient: l’eau est glacée, je serai poignardée. J’inspire, je rassemble tout mon courage et je plonge. Je ne sens rien. Je me retrouve dans le noir, sous l’eau, dans un des wagons, avec une torche, et je sonde la noirceur. Je suis entourée de gens, certains bougent, mais la plupart sont noyés. Chaque mouvement de la torche me révèle le visage d’un mort. Je les prends un par un, les harponne et les laisse se faire tirer hors du wagon, puis hors de l’eau. Mes mains saignent, je n’ai jamais le temps de placer les crochets pour qu’ils ne me blessent pas.

~ by Stéphanie K. on July 19, 2008.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

 
%d bloggers like this: